L’Art de l’onction

L’art de l’onction est un soin des moments de transitions. Un espace organique qui nous invite à accueillir avec douceur les grands changements que la vie met sur notre chemin. Autour d’un soin rituel ancien comme le monde, l’onction facilite le lâcher prise sur ce qui a été pour mieux franchir le seuil vers ce qui doit être.

Porter l’huile. Offrir la voix. Tenir l’espace où quelque chose peut enfin se déposer. Les myrrophores savaient que certaines choses ne se disent pas. Elles s’oignent, elles se chantent, elles se laissent être.

Ce soin vous accompagne lors de moments charnières comme une séparation ou une nouvelle relation, un changement professionnel, la grossesse et la périnatalité, le renouveau spirituel, le deuil, la maladie, les soins palliatifs et la mort.

Dans les premiers temps du christianisme, les myrrophores , les « porteuses de myrrhe », étaient ces femmes qui s’approchèrent du tombeau du Christ avec des huiles parfumées, venues accomplir le rite funèbre que la hâte du vendredi saint n’avait pas permis. Ce furent elles, dit-on, qui reçurent les premières la nouvelle de la résurrection. Bien avant elles, dans les temples de la Mésopotamie, de l’Égypte ancienne et de la Grèce, des femmes consacrées gardaient et transmettaient l’art sacré de l’onction: huiles précieuses extraites de plantes, de résines, de fleurs, préparées avec soin et offertes comme acte de dévotion, de guérison et de passage.

Cet art n’a jamais vraiment disparu. Il s’est transmis de mains en mains, de bouche à oreille, dans les marges des traditions officielles. Chez Via Rosa, la pratique de la myrrophore s’inscrit dans ce fil ancien : une rencontre intime où l’huile alliée aux plantes et le chant intuitif sont offerts comme actes de présence et de soin, pour honorer le corps vivant dans toute sa sacralité.